Les soutiens

– MIKROS IMAGE : En 1995, au commencement de TÉLÉ BOCAL, nous avons été aidés par une société de postproduction : MIKROS IMAGE. Pendant trois années, ils nous ont permis d’utiliser leur matériel de montage (nous avons monté dans cette société jusqu’en 1998). Si Mikros a mis à notre disposition du matériel aussi coûteux, c’est parce que cette société s’attache à aider les projets novateurs. Mikros est très pointu au niveau du travail de l’image et a aidé plusieurs projets qui ont obtenu des prix dans plusieurs concours. Nous gardons des liens privilégiés avec cette entreprise qui nous a aidés à nos débuts et nous faisons encore, parfois, appel à elle.

 

– Les lieux de diffusion :

Depuis 1998, nous avons acquis notre autonomie en investissant dans du matériel numérique.

Depuis le début de son activité, TÉLÉ BOCAL est allée à la rencontre des spectateurs, développant ainsi son réseau de diffusion dans des espaces publics afin de montrer ses programmes. Nous avons trouvé de véritables partenaires en les Patrons de bars (ienviron trente-cinq à Paris et trois en province). Mais, les projections ne s’arrêtent pas aux bars, véritables relais sociaux et culturels. Durant quelques années nous avons également projeté notre programme à la prison de La Santé ainsi que dans un lieu d’accueil pour S.D.F. nommé “Un autre monde”. Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux réseaux et nous aimerions que notre programme soit vu partout où les gens sont victimes d’isolement comme, par exemple, dans les maisons de retraite. En somme, tous les lieux qui permettraient à un public varié ou mis à l’écart de découvrir TÉLÉ BOCAL, nous intéressent !

– Les associations :

Le 8 mai 1999, nous avons co-fondé “La Coordination Permanente des Médias Libres” regroupant près de 70 médias (Presse Alternative, Télévision, Internet) afin de crédibiliser nos actions. Nous sommes aujourd’hui membres et partenaires de ce regroupement des Télévisions associatives nationales. À ce titre, nous favorisons les échanges de programmes entre télévisions ; nous nous apportons mutuellement des aides et nous mettons en commun nos connaissances (contacts presse, politiques, techniques…).

– Le 20ème Arrondissement :

La municipalité de Paris 20e a mis en œuvre des moyens efficaces afin de permettre aux habitants de participer individuellement à la vie de leur arrondissement. Pour ce faire, elle a, par exemple, créé “les conseils de quartier”. Régulièrement, une équipe de TÉLÉ BOCAL retransmet ces réunions. Nous filmons également toutes les manifestations du 20e, telles que “le festival 20e en culture”, “Carnaval 20e”, “La Journée de la Jeunesse”, “Le Forum Citoyen”… Le 20e est très riche en événements, le tissu associatif y est très développé et les associations travaillent en relation les unes avec les autres.

La mairie du 20e a mis en œuvre un certain nombre de dispositifs novateurs, affirmant ainsi sa volonté de démocratiser et de faire participer tous les citoyens, isolés ou regroupés en association. Et, pour ce faire, elle s’appuie sur un partenariat actif avec le secteur associatif.

Malheureusement, nous pouvons regretter que les mairies d’arrondissements aient une marge de manœuvre limitée et ne puissent prendre que peu de décisions. Car, du fait de leur rôle réduit, elles ne peuvent participer activement au développement des projets de quartier. En outre, nous bénéficions également d’un soutien politique.

– Soutien politique :

L’une de nos principales revendications a été satisfaite lors de l’examen de la loi Trautmann à l’Assemblée nationale, le 21 juin 2000. En effet, nous avons réussi à faire passer un amendement qui autorise les associations à se porter candidates à l’attribution d’une fréquence de télévision en mode analogique. Il s’agit déjà d’un pas en avant puisque, jusque-là, TÉLÉ BOCAL n’avait droit qu’à des autorisations temporaires du C.S.A. de trois mois et était réduite, une fois ce délai passé, à émettre clandestinement. Toutefois, après un an de lutte, la coordination des médias libres, réunissant soixante-dix membres (télévisions, radios, sites web et fanzines alternatifs), se refuse à crier victoire. Nous réclamons la création d’un fonds de soutien à l’expression télévisuelle non marchande, alimenté par une taxe sur le chiffre d’affaire commercial des chaînes.

Cette absence de financement est soulignée par le député vert Noël Mamère qui est, en partie, à l’origine du nouvel amendement : «On reconnaît enfin à la télévision le droit d’être démocratique, mais, en repoussant la question du fonds de soutien, le gouvernement s’est arrêté au milieu du gué. Cet amendement est un bon moyen d’instaurer de la diversité et du pluralisme dans l’audiovisuel, mais il faut payer le prix de la liberté.». Noël Mamère évoque la possibilité d’alimenter ce fonds de soutien avec une partie de la redevance télé. Certes, nous avons avancé, mais tout reste à faire : si le Conseil supérieur de l’audiovisuel lance, comme prévu, un appel d’offre pour l’attribution d’une fréquence hertzienne analogique à Paris, nous pourrons nous porter candidat. Mais que pèsera TÉLÉ BOCAL face au projet du puissant groupe Amaury ? D’où notre demande de la création d’un tiers secteur audiovisuel spécifique, protégé des lois du marché, qui ne soit pas en concurrence avec le secteur privé et public. De la même façon, nous demandons que T.D.F. ainsi que les opérateurs du câble et du satellite soient soumis à une obligation de diffusion gratuite des chaînes associatives.

Lors du passage au sénat, Danièle Pourtaut, sénatrice socialiste de Paris, a défendu la création d’un fonds de soutien aux télés associatives. En vain… Catherine Tasca, ministre de la Culture et de la Communication de l’époque, a rejeté son amendement.

Aujourd’hui, TÉLÉ BOCAL diffuse sur la canal 31 de la TNT et sur les différents opérateurs ADSL.
TÉLÉ BOCAL a développé sa diffusion sur son site www.telebocal.org où environ 3000 internautes se connectent tous les mois.